Nitrates, l'affaire du siècle bretonne : l’urgence d’agir
La pollution aux nitrates d’origine agricole continue de peser lourdement sur les eaux bretonnes et sur l’ensemble des écosystèmes. Malgré une décision de justice rendue le 13 mars 2025, reconnaissant la responsabilité de l’État et lui imposant d’agir sous 10 mois, les avancées concrètes se font toujours attendre. Plus d’un an après cette condamnation, la situation reste préoccupante et les réponses apportées apparaissent insuffisantes.
Face à cette inertie, l’association Eau et Rivières de Bretagne a décidé de franchir une nouvelle étape en saisissant le juge de l’exécution. L’objectif est clair : dans un moment où les syndicats agricoles majoritaires imposent leur calendrier et leurs orientations au gouvernement, contraindre l’État à respecter ses obligations et à mettre en œuvre des mesures efficaces pour réduire durablement la pollution des eaux comme l'exige la justice.
Car les enjeux sont majeurs. Depuis des décennies, cette pollution affecte la biodiversité, fragilise les milieux naturels et représente également un risque pour la santé humaine. Elle impacte aussi les activités économiques et de loisirs liées au littoral.
Malgré les alertes répétées et plusieurs décisions de justice, les actions engagées jusqu’à présent n’ont pas permis d’atteindre les objectifs environnementaux fixés, notamment le bon état écologique des eaux d’ici 2027. Cette situation ne peut plus durer.
L’association propose des solutions concrètes, à la fois agronomiques, écologiques et économiques, pour accompagner une transition réelle et durable du modèle agricole. Elle souligne également l’importance de moyens de contrôle efficaces pour garantir l’application des mesures.
Dans un État de droit, le respect des décisions de justice n’est pas une option. Il s’agit d’un principe fondamental, au cœur de notre contrat social.
Lire l’intégralité du communiqué diffusé à la presse le 17/04/2026
