Mines, la position d'Eau & Rivières de Bretagne

Mines, la position d'Eau & Rivières de Bretagne

Les mines propres n'existent pas. Ce n'est pas Eau & Rivières de Bretagne qui le dit mais le chef du bureau de la gestion et de la législation des ressources minérales du ministère de l'Environnement, détaché au ministère de l'Industrie : « La mine propre n'existe pas... Une mine a toujours un impact sur les populations, l'environnement. Elle transforme toujours un territoire. A notre charge de rendre cet impact positif ». (L'Usine Nouvelle, édition du 12 juin 2015). Impact positif de quel point de vue ?

 

Au plan environnemental, l'impact sur les eaux de surface et souterraines est majeur, immédiat et à très long terme sinon irrémédiable, en termes de qualité et de quantité.
Eau & Rivières de Bretagne ne peut admettre que cette ressource vitale pour les générations à venir soit ainsi sacrifiée à une politique passéiste et prédatrice.

 

Au plan régional et local, alors que les élus locaux héritent de compétences accrues pour une gestion durable et équilibrée du territoire, ils n'ont aucun droit de regard sur l'octroi de titres miniers qui auront pourtant des impacts majeurs sur l'économie et le cadre de vie locaux.
Eau & Rivières de Bretagne ne peut admettre que soient ainsi balayées d'un revers de main plusieurs décennies de co-gestion des bassins versants et de la ressource en eau.

 

Au plan de l'économie locale, une mine génère beaucoup moins d'emplois qu'annoncé pour la population locale (au mieux quelques dizaines et non « plusieurs centaines »). Par contre, les études d'impact n'évaluent jamais les emplois détruits dans l'agriculture, l'industrie agroalimentaire ou le tourisme.
Eau & Rivières de Bretagne ne peut admettre que l'Etat porte une politique « hors sol » qui fait fi du tissu économique existant au lieu de lui donner les moyens d'évoluer vers des productions de qualité et durables.

 

Au plan sociétal, la stratégie gouvernementale de relance minière pour assurer l'indépendance d'approvisionnement nationale se heurte à deux réalités : les groupes miniers sont majoritairement étrangers et leur actionnariat est étranger. On comprend mal la logique...

 

Eau & Rivières de Bretagne ne peut admettre un « projet industriel » dans lequel la Bretagne perdra ses ressources naturelles non renouvelables et gagnera des siècles de pollution.

 

Qui parlait d'impact positif ?

 

La politique française actuelle de relance de l'extraction minière dans un cadre réglementaire obsolète, reflète une approche passéiste de l'autonomie nationale fondée sur l'exploitation de ressources primaires non remplaçables, qui, dans le meilleur des cas ne « porterait ses fruits » que dans une dizaine d'années avec des effets collatéraux majeurs aux plans sanitaire, environnemental et économique.

 

Dix ans, c'est le temps nécessaire pour faire émerger de nouvelles technologies, de nouveaux matériaux élaborés à partir de ressources secondaires, recyclées, renouvelables qui, si l'Etat voulait s'en donner les moyens, assurerait un leadership français ou européen dans le domaine de la recherche et permettrait la création de nouvelles filières industrielles sur notre territoire, pour des activités non délocalisables.

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