L'environnement doit être partie prenante des Etats généraux de l'alimentation [14/06/2017]

L'environnement doit être partie prenante des Etats généraux de l'alimentation [14/06/2017]

L'organisation prochaine « d'États généraux de l'alimentation » est accueillie avec beaucoup d’intérêt par Eau & Rivières de Bretagne et ses partenaires de la protection de la nature et de l’agriculture paysanne.

 

Nos organisations demandent en effet depuis plusieurs années l'ouverture d'une véritable discussion ouverte et prospective sur l'agriculture française et sur l'alimentation, destinée à renouveler ces activités dans le sens d’une meilleure prise en compte de l’environnement et de la qualité de l’eau en particulier.

 

Il est urgent et indispensable de replacer l'agriculture et l'alimentation au cœur des questions sociétales, et de rappeler combien elles concernent tous les citoyens. Elles concernent l'aménagement des territoires et par conséquent les collectivités locales, la protection (ou hélas la destruction) de notre environnement vital, l'accès à une eau saine, la santé, le développement international, l'emploi, etc. Elle n'est possible que si les paysans peuvent disposer de terres fertiles, ce qui impose de poser la question de la préservation et de l'accès au foncier agricole.

 

Cette évidence est renforcée par le fait qu'une immense majorité de Français réclament une réorientation profonde de l'agriculture (cf. la récente enquête d'opinion révélant que 86 % des Français souhaitent l'interdiction progressive des pesticides agricoles d'ici à 2025). À ce titre, nous sommes très inquiets de récentes déclarations qui limiteraient ces « États généraux » à une simple négociation tripartite entre producteurs, transformateurs et distributeurs, où les citoyens n'auraient qu'un statut d'invités, qui plus est restreint au seul rôle de « consommateurs ».

 

Nous espérons par conséquent que soient rapidement dissipées ces inquiétudes, et que soit garanti le lancement d'un processus ouvert, associant impérativement l'ensemble des citoyens, via les associations de protection de l'environnement et de défense des animaux, les professionnels de la santé, les associations de solidarité internationale, les organisations d'éducation populaire en milieu rural, les associations de consommateurs, des représentants des collectivités locales et la diversité syndicale du monde paysan, comme parties prenantes intégrales des États généraux de l'alimentation.

 

Parmi d'autres, nous, associations de protection de l’environnement, devons être formellement invitées à participer aux discussions qui vont s'engager. La large palette de nos compétences et des nombreuses initiatives de terrain seront utiles pour éclairer l'évolution de l'agriculture aux lumières des attentes sociales, des impératifs environnementaux et des avancées scientifiques et pour ne pas rater cette occasion historique de réconcilier agriculture, société et territoire.

 

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