Ces déchets radioactifs qui ont la vie longue

Ces déchets radioactifs qui ont la vie longue

« Les inconvénients et les dangers présentés par l’électronucléaire sont multiples, mais en Bretagne nous sommes aujourd’hui plus particulièrement concernés par la première étape du cycle nucléaire, l’extraction d’uranium. » Extrait de « Les cahiers d’Eau et Rivières de Bretagne – L’eau, l’uranium et la santé » Mars 1987

 

Les années 80 ont été le terrain d’une forte mobilisation des militants d’Eau et Rivières quiont ferraillé contre la SIMURA qui envisageait la réouverture et l'extension des mines d'uranium. En 1991, la SIMURA est mutée à COGEMA qui ensuite devient AREVA.

Près de 30 ans après la fermeture de la dernière mine exploitée c’est un lourd héritage que nous devons assumer et les risques évoqués dans les publications d’Eau et Rivières de l’époque se révèlent malheureusement fondés : « Une mine d’uranium entraîne donc la formation d’excavations et de montagnes de déblais « stériles » particulièrement importantes... » Les cahiers d’Eau et rivières

 

Sites miniers éparpillés

Après une longue période pendant laquelle Eau et Rivières se préoccupait peu de ces questions, c’est au travers d’associations locales et de militants proches de Sortir du Nucléaire qu’à la fin des années 2000 le dossier des mines est revenu sur le devant de la scène. Plus récemment c’est l’association Roz Glas et son président Patrick Boulé, dont le territoire d’action s'étend principalement sur la concession de Lignol et ses anciens sites miniers éparpillés sur le moyen et haut bassin versant du Scorff et de la Sarre, qui a sollicité l'aide Eau et Rivières afin d'acquérir un appareil de radiodétection (sintillomètre DG5). Si les anciennes mines d'uranium présentent toutes des dangers et sont parfois en voie de sécurisation d’accès par pose de clôture par Areva, il en va autrement des milliers de tonnes de stériles qui ont été utilisés et dispersés comme remblais à une époque où la compagnie minière laissaient les gens se servir gratuitement pour leurs travaux sans les avertir de leur dangerosité ! Aujourd'hui Areva procède à la décontamination d'une dizaine de sites les plus dangereux (une trentaine d'autres sites jugés « moins » contaminés serait en phase de discussion au cas par cas). L'association Roz Glas parcourt la campagne et détecte les lieux où un rayonnement radioactif est anormal : le nouvel équipement acquis facilite la tâche des adhérents, qui œuvrent bénévolement pour l'information et la santé de la population. De trop nombreux « points chauds » ne sont malheureusement pas signalés, c'est ce qu’elle a pu démontrer sur le terrain à la quinzaine de membres d’Eau et Rivières réunis fin septembre à Kernascleden (56) pour une journée de formation sur le thème de «radioactivité et eau ».

 

Besoin de réseau

Nitrates, pesticides, phosphore, marées vertes, changement climatique… les sujets de préoccupation sont tellement nombreux et dévoreur de temps et d’énergie bénévole que la mobilisation et l’expertise nécessaire dans les combats contre le risque nucléaire se sont un peu étiolés. Cette journée de formation organisé avec l’appui de Roz Glas était donc l’occasion de se remobiliser et de faire se rencontrer des militants débutants ou chevronnés. De faire se rapprocher ceux qui participent au démantèlement de la centrale de Brennilis, ceux qui suivent la commission d’information de l’île longue et ses sous-marins, ceux qui dans le Trégor, l’Ille et Vilaine ou le Morbihan sont riverains ou engagés dans le combat pour la réhabilitation des mines et leurs abords. Faire réseau, se connaître, s’entraider pour agir. Pour rejoindre le groupe de travail contactez les à radioactivite@eau-et-rivieres.infini.fr

 

 

 

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