Algues vertes | Lettre ouverte à la ministre de la transition écologique

Algues vertes | Lettre ouverte à la ministre de la transition écologique

Les marées vertes : un fléau récurrent, particulièrement en cette année 2019. Mais les voix des représentants de l'Etat discordent à ce sujet. Pour demander une position claire et précise, Eau et Rivières de Bretagne adresse une lettre ouverte à Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire. A elle de préciser sa politique pour que le Plan algues vertes II ne connaisse pas le même échec que les précédents.

 

Le contexte

 

Cette année, les algues vertes s’échouent en masse sur tout le littoral breton. Plusieurs associations et élus dénoncent cette situation. Yannick Jadot, député européen EELV se rend en baie de Saint-Brieuc, par exemple...

De son côté, Eau et Rivières de Bretagne interpelle Elisabeth Borne, nouvelle ministre de la transition écologique et solidaire, en lui demandant de venir à la rencontre des associations, sur le terrain. Charge à elle de préciser la politique qu'elle entend appliquer pour que le Plan algues vertes II ne connaisse pas le même échec que les précédents.

 

Discordance des voix

Ce problème récurrent, s’il ne peut être nié, semble diviser les représentants de l’État. Récemment, deux voix contradictoires se sont fait entendre : celle de la préfète de Région et celle du préfet du Finistère.

 

En effet, dans un article du Monde sur les algues vertes daté du 18 juillet, la préfète de la région Bretagne, Madame Michèle Kirry, a tenu les propos suivants : "L'État entend renforcer les contrôles ciblés ; nous serons particulièrement vigilants sur le développement des exploitations et notamment l'agrandissement des élevages intensifs."  

 

Au même moment, le préfet du Finistère, Monsieur Pascal Lelarge, a déclaré dans une conférence de presse à Plonévez-Porzay : « Dire que l’extension des élevages est seule responsable de la présence des algues vertes sur nos plages, c’est non seulement faux mais c’est aussi de la mauvaise foi » (Ouest-France, 19 juillet).

 

Dès lors, quel est le positionnement de l'Etat au sujet des algues vertes et de leurs causes ? C'est l'objet du courrier envoyé à Elisabeth Borne, nommée depuis peu ministre de la transition écologique et solidaire.

 

Un exemple : les autorisations d'extension d'élevages en baie de Douarnenez

 

Eau et Rivières de Bretagne donne un exemple à Madame la ministre.

 

Monsieur Lelarge a autorisé, en mai et en juin 2019, deux extensions d'élevages intensifs, à Plomodiern et à Plonévez-Porzay, en refusant la proposition du Parc marin d’Iroise qui demandait à être saisi pour un avis conforme. Ces autorisations sont en contradiction avec le Plan algues vertes qui préconise une baisse de l’azote épandu sur le territoire. Dans ce cas précis, il y a augmentation du nombre de porcs et donc des épandages. Le plan prévoit aussi une augmentation de la surface herbagère et ici il y a 20 ha en moins de prairie. Enfin et surtout, en accordant systématiquement son autorisation aux extensions d’élevage, le préfet du Finistère renforce des pratiques que le plan algues vertes souhaite voir évoluer sous la rubrique « changements de pratique »

 

Or, depuis 30 ans, de nombreuses études scientifiques ont établi un lien incontestable entre la prolifération des algues et les excès d’azote (nitrates) dus à l’élevage industriel en amont (porcs, ovins et bovins).

 

Rappel : Eau et Rivières de Bretagne respecte la profession agricole

 

Notre association, Eau et Rivières de Bretagne, loin de « l’agribashing », respecte profondément la profession agricole et c’est la raison pour laquelle elle combat cette fuite en avant dans l'industrialisation forcenée des élevages qui fait disparaître les exploitations, détruit l’emploi et impacte durement notre environnement.

 

Notre demande à la ministre

 

Eau et Rivières de Bretagne espère de madame la ministre qu'elle sera celle qui aura enfin le courage de favoriser vraiment les changements de pratique d’élevage vers moins de cheptel, plus de qualité, plus de valorisation des produits en circuit-court et plus de respect de l'environnement. C’est la condition première pour sortir enfin de la pollution chronique des marées vertes.

L'invitation est lancée : Madame Borne, nous vous accueillons bien volontiers sur nos plages pour vous exposer la situation.

 

Lire ici la lettre envoyée à Madame Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire

 

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