SCoT Pays de Brest - Refuser d'être un "tiers à l'agriculture" [04/07/2018]

SCoT Pays de Brest - Refuser d'être un

Grâce à ses nombreuses ressources naturelles, le pays de Brest aurait dû être à l’avant-garde des transitions écologique et économique. Or le document de révision du SCoT du pays de Brest utilise encore les vieux schémas et les vieilles idées non-adaptés à notre territoire.

 

C’est en substance ce que l’association a dénoncé dans sa déposition à l’enquête publique qui se tenait du 5 juin au 5 juillet. Le Schéma de Cohérence Territorial du Pays de Brest en cours de révision, fixe les grandes orientations d’aménagement et d’urbanisme pour les 7 intercommunalités concernées. Il se compose de plusieurs documents : un rapport de présentation de plus de 500 pages qui pose le diagnostic du territoire et justifie les choix d’aménagement, il évalue également les incidences du projet sur l’environnement ; le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) qui expose les choix politiques retenus pour le territoire à 20 ans ; le document d’orientation et d’objectifs (DOO) qui fixe les orientations prescriptives qui permettront la déclinaison réglementaire des choix politiques du ScoT dans les documents d’urbanisme locaux (type PLUi). Ces trois documents s’accompagnent notamment d’une carte des trames vertes et bleues où sont identifiés les secteurs favorables à la biodiversité.

 

Dans cette déposition, le groupe local du Pays de Brest d’Eau et Rivières estime qu’il y a une incohérence entre la plupart des enjeux affichés dans le diagnostic et le PADD et les orientations et prescriptions émises dans le DOO.

 

  • Manque d’exigences et d’ambitions en ce qui concerne la disparition des espaces naturelles trop souvent réduits à la notion de terres agricoles,

  • Contradiction entre la volonté affichée de réduire la place de la voiture et le maintien de création de nouvelles infrastructures comme un nouveau franchissement au-dessus de l’estuaire de l’Elorn,

  • Renforcement des dérives de l’agriculture industrielle et polluante par une inversion des valeurs. L’habitant de la campagne se voyant qualifié de « tiers à l’agriculture » et par la même interdit de séjour dans les nombreux hameaux et corps de ferme tombés en déshérence suite à la concentration des exploitations. Ceci dans le but, à peine masqué, de ne pas contester les nuisances des épandages de pesticides, lisiers et autres pratiques hautement contestables (arasement de talus, circulation d’engins énormes sur des chemins et routes inadaptés,…). Alors même que de nombreux agriculteurs font la preuve que l’agrocologie intégrée à un territoire qui accepte le voisinage est une garantie d’équilibre économique et environnemental et répond ainsi mieux aux enjeux de santé publique.

  • Faiblesse du volet maritime qui aurait dû faire l’objet d’un chapitre à part compte tenu de la relation entre les territoires et son environnement marin. Le Parc National Marin d’Iroise est à peine cité, alors même qu’il était attendu qu’on réfléchisse à son extension sur l’ensemble de la façade maritime du SCot, par exemple. 

 

Pour toutes ces raisons et dans l’espoir de voir le rapport de la commission d’enquête infléchir la nature du DOO, Eau et Rivières a émis à un avis défavorable et remis un rapport que vous pouvez découvrir ici. L'association qui déplore, comme souvent, le caractère très confidentiel de la forme de consultation du publique dont la communication est minimaliste (Pas de présentation publique, pas d'article de presse, pas de reportage TV,...), a produit un communiqué de presse que vous pouvez retrouver ici également.


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