Projet Bactérioxy, les prélèvements démarrent !
Petit rappel de l’opération Qualiplage
Qualiplage était une opération visant à démontrer que bien que la surveillance sanitaire des plages s’achève au 15 septembre, les plages sont également polluées d’octobre à mai. Nous avions surveillé neuf plages sur la période hiver – printemps 2024-2025.
Résultats : les plages polluées l’été, le sont également l’hiver et parfois de façon bien plus importante.
Nous avions pu réaliser cette campagne de prélèvements par des fonds privés. Mais, comme le coût d’analyses est élevé, nous pouvions pas poursuivre cette opération plus longtemps.
Quoi de neuf avec Bactérioxy ?
Contactés fin 2024 par l’Université Paris-Cité, nous avons une lueur d’espoir : serait-il possible de calibrer la contamination bactériologique par d’autres paramètres dont les mesures sont beaucoup moins coûteuses ? Cela s’appelle un proxy. Le projet consiste donc en l’expérimentation d’une calibration du potentiel de pollution bactériologique sur d’autres paramètres.
Autre nouveauté dans ce projet : tenter de déterminer l’origine de la pollution bactériologique par des méthodes nouvelles (lecture d’échantillons par spectromètre des métaux présents dans le milieu)
Où est mis en œuvre le projet et qui le réalise ?
Deux zones d’étude ont été retenues : le Foul et l’Aber Benoît en Finistère Nord. Pour le Foul, les bénévoles sont issus de l’association membre AEPI (Avenir Environnement en Pays d’Iroise) et pour l’Aber Benoît, les bénévoles sont soit directement d'Eau & Rivières, soit issus de l’association membre Kan an Dour.
Ce sont eux qui produiront la donnée.
Les prélèvements ont démarré
Après une formation dispensée par l’équipe de recherche de l’université de Paris-Cité (Gaëlle Charron et Alexandre Souchaud) en avril, et la détermination des points de prélèvements en juillet, les bénévoles ont fait leur baptême de la campagne de prélèvements.
Les bottes aux pieds, les pieds dans l’eau et sous les parapluies, les bénévoles ont prélevé des échantillons, mesurer les débits (en trouvant une méthode propre à chaque point...et c’était parfois scabreux!) et analyser pH, ammonium, nitrite et nitrate.
Financement du projet
Ce projet est financé par le fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA) du Pays de Brest pour lequel le co-financement provient de l’Europe, de l’État et de la Région Bretagne.
